Petit conte mathémathique: l'histoire du zéro

Le narrateur retrace l’histoire du zéro, inventé par Brahmagupta, astronome et poète indien. Le zéro est l’une des découvertes les plus importantes de l’histoire des mathématiques.

[france5]http://www.curiosphere.tv/blog.cfm?v=111098[/france5]

L'obscure conscience d'hériter de quinze siècles fabuleux d'histoire

Dans l'espoir de connaître les ingrédients du "bonheur d'être espagnol", nous lisons et commentons en ce moment ce texte de Denis Tillinac pour le Figaro Magazine ( source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/06/01016-20120106ARTFIG00529-tillinac-le-bonheur-d-etre-francais.php ), dont voici un extrait:

Les cœurs qui s'emballent quand on entonne La Marseillaise font la synthèse, et Zidane, souvent cité, commémore Jeanne d'Arc sous Orléans ou Condé à Rocroi autant que Bonaparte au pont d'Arcole, les soldats de l'an II à Valmy ou l'«armée des ombres» de Kessel entre les mailles de la France officielle. Le titre mondial des Bleus, ceux de nos handballeurs - hommes et femmes - , les prouesses de Tsonga, de Monfils, des guerriers de Dusautoir contre les All Blacks: autant d'occasions de gratifier ce songe invincible de grandeur imputable au Roi-Soleil, à l'Empereur et à l'homme du 18 Juin. La popularité de ces champions prouve que les Français ne sont nullement racistes, qu'ils votent ou non pour le Front national. Alain Mimoun, arabe de souche, ancien champion olympique, cocardier impénitent, gaulliste intransigeant et corrézien de cœur, illustre ce que les «Gaulois» escomptent de leurs compatriotes venus d'horizons lointains. Ce qui les désoblige, c'est le dénigrement d'un pays dont ils se font une idée si avantageuse. Voilà pourquoi ils sont tellement offusqués par le chômage, la pauvreté, les injustices et la violence: un tel éden devrait être exempté de ces maux. En réalité, il leur déplaît souverainement que la France en crise ressemble à ses voisins, manquant par le fait à son devoir d'exemplarité. Comme s'ils ne lui reconnaissaient pas le droit à la banalité. D'une certaine façon, ils accréditent l'imputation de suffisance qui nous est si souvent reprochée ici ou là. Mais comme ils ont un goût inné pour l'esprit de contradiction, ils sont les premiers à dénoncer nos travers, parfois jusqu'à l'autoflagellation.

Reste à discerner ce qui motive ce sentiment d'amoureux à la fois transis et vite désenchantés. D'abord, la force de l'enracinement. Les Français ont obscurément conscience d'hériter de quinze siècles d'histoire-géo assez fabuleux, et ça les flatte. Tous avouent une préférence pour la région, le terroir, la cité où ils ont planté leurs pénates, que ce soit de fraîche date ou au plus près d'une tombe de famille. Ils ne se verraient vivre nulle part ailleurs, bien qu'appréciant la diversité de nos paysages et de notre patrimoine architectural. Ils peuvent être mécontents de l'état du pays, et plus encore de l'état d'esprit de leurs compatriotes, ils n'en sont pas moins heureux d'être là où ils gîtent, fût-ce dans la banlieue d'une grande ville. Heureux d'une «douceur des choses» indicible, de la beauté des décors qui les cernent. Pour citadins qu'ils soient presque tous devenus, un bucolisme invétéré les relie à notre antique ruralité, et d'un arpent de bitume ils se font une patrie en modèle réduit. Fauchés ou friqués, ils prennent au jour le jour leur part d'un art de vivre où la gastronomie tient symboliquement une grande place.

Bien manger et bien boire n'est pas superfétatoire au pays de Rabelais; il en résulte cette convivialité bon enfant que l'on déguste «assis sous la tonnelle, du côté de Nogent». Ils apprécient qu'en France les produits et les mets portent des noms de lieux, depuis l'andouille de Vire jusqu'à la saucisse de Montbéliard en passant par les rillettes du Mans, les piments d'Espelette, les pompes aux grattons du Bourbonnais, les huîtres de Marennes, la sole à la dieppoise ou les pieds de porc à la Sainte-Ménehould, les fromages de Livarot ou de Roquefort, les calissons d'Aix-en-Provence ou les bêtises de Cambrai. J'en oublie, et des plus savoureux, aux quatre coins de l'Hexagone. Quelle contrée, quel patelin ne s'enorgueillissent d'une «spécialité»? Quelle cérémonie, privée ou publique, ne se parachève en agapes? Dans quel autre pays un écrivain, Blondin pour le nommer, aurait choisi pour devise «Remettez-nous ça»? En Bourgogne autant que dans le Bordelais, le patriotisme œnologique est exigible; à peine tolère-t-on une coupe de champagne la nuit du réveillon - le vin de Champagne, ce miroir rutilant de nos délicatesses.

Dans ce pays de cocagne dont les grands crus et les égéries majeures (Coco Chanel, Brigitte Bardot) jouissent d'une renommée mondiale, on se veut, on se sent, on se sait civilisé. D'où une invocation récurrente à la «culture». Le mot qualifie moins les «cultureux» des Drac *, qu'un mixte de patrimoine (les abbayes, les châteaux de la Loire, Versailles, le Louvre, etc.) et de fermentation intellectuelle et artistique. Laquelle enrôle la môme Piaf, Gabin, Pinder, Guignol et les chansonniers, autant que nos écrivains «classiques».

On lit plutôt ceux dits du terroir, et, en France, chaque «pays», au sens braudélien du terme, s'honore d'une plume qui a loué ses charmes, le Berry de George Sand, les Landes de Mauriac, la Provence de Giono ou de Pagnol, les Ardennes de Dhôtel, le Limousin de Giraudoux, le Val de Loire de Genevoix. La tombe de Rimbaud à Charleville est toujours fleurie et l'aiguille creuse d'Etretat doit autant à Leblanc que la Bretagne à Chateaubriand, la Lorraine à Barrès ou le cimetière marin de Sète à Valéry. Qu'il fréquente ou pas nos gâcheurs d'encre, le Français se targue d'appartenir à un pays où les prix littéraires sont aussi nombreux que les sortes de fromages. Il revendique avec la même gloriole une présomption d'insoumission, avec l'adjuvant de la générosité (Coluche, l'abbé Pierre) ou de panache (Cyrano, D'Artagnan). Une dose de poujadisme, une dose de passéisme, une grosse dose d'idéal et une double pulsion «réac» et égalitariste: le Français contemporain est mal dans ses pompes, mais bien dans son pays. D'ailleurs, on l'expatrie malaisément: il faut de grosses primes pour le parachuter là où l'économie tourne à plein régime, Amériques, Chine, Inde, etc. «Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux»: ce vers de Du Bellay reste de mise à l'heure de la mondialisation - et si l'on croit devoir s'ébahir devant le Taj Mahal, on estime en son for que Chambord ou Versailles, c'est beaucoup plus beau.

Nohanvic_hameausand

Le Bolero dans la gare de Copenhague

La scène s'est passée dans la gare centrale de Copenhague le 2 mai 2011.
Une prestation de l'orchestre philharmonique de Copenhague qui a fait
ce petit numéro
 en interprétant le très célèbre Boléro de Ravel
devant un public qui se demandait ce qui se passait.
Les musiciens sont arrivés les uns après les autres, et tranquillement,
se sont mis en place et ont commencé à jouer de leur instrument.
Puis sont repartis de la même façon...
La vidéo ne montre pas seulement leur performance mais aussi le regard surpris
mais ravi des gens autour,
ce qui a vraiment dépassé toutes les attentes des musiciens.
N'oubliez pas de mettre le son et de regarder en plein écran...
... cela vaut le coup!!!
Nieves.

Des Papous dans la tête - La textée

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http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4376127

Dimanche dernier, j'ai écouté une partie de la célèbre emission radiophonique qui célèbre la langue française. Vers la 35ième minute de l'émission, j'ai écouté la textée qui consistait à inventer un poème en suivant des consignes précises basées sur un poème de Prévert:

Sanguine

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
au beau milieu de l’ombre
a éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parquet ciré
n’a pas fait plus de bruit
qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
joli fruit
la pointe de ton sein
a tracé une nouvelle ligne de chance
dans le creux de ma main
Sanguine
joli fruit
Soleil de nuit.

(Jacques Prévert, Spectacle, 1951)

Ma préférence va au poème de Jacques A. Bertrand, et vous?

L'origine des dettes publiques et privées

Cette année 2011 a été fortement marquée par les problèmes économiques en Europe.
Quittons donc la littérature pour mieux comprendre les solutions que l'on nous propose de part et d'autre.
La vidéo dure 10 minutes et n'oubliez pas que c'est UNE position...on peut en trouver d'autres sur Internet (pas dans les journaux papiers)

Cathédrale de Sel à Zipaquira en Colombie

Cathédrale de Sel à Zipaquira
La Cathédrale de Sel se trouve à Zipaquira , un petit village colonial à 50 km de Bogotá, en Colombie. Une première cathédrale avait été érigée au sein même de la mine de sel par les mineurs dès 1954. Menacée de s'effondrer, elle fut fermée en 1992 pour raison de sécurité. Une nouvelle Cathédrale fut inaugurée le 16 décembre 1995, (à 200m sous terre). Elle est la quintessence de l'ingénierie et de l'art mettant en opposition sculptures, jeux d'ombres , de lumières, et allégories. La cathédrale, qui couvre 8. 500 m2 est divisée en trois sections : Le chemin de la croix, la coupole et le narthex et finalement la grande salle.
zipaquira zipaquira zipaquira
zipaquira zipaquira zipaquira
zipaquira zipaquira zipaquira
zipaquira zipaquira zipaquira
zipaquira zipaquira zipaquira
Zipaquirá est l'une des petites villes les plus prospères du département de Cundinamarca, à cause de la mine de sel toujours en exploitation, et des retombées économiques directes et indirectes de celle-ci.  La ville est aussi un centre d'artisanat reconnu. En ce sens, il faut visiter sa "Plaza del Mercado" pour en admirer la production. On peut y acheter, entre autres choses, des tissus de laine, des figurines religieuses, des cendriers, des vases et des candélabres en céramique, en bronze et en d'autres matériaux, ainsi que des sculptures en marbre ou en bloc de sel provenant de la même.  Mais c'est surtout la visite de la "Catedral de Sal" qui s'impose.
ZIPAQUIRA zipaquira
zipaquira zipaquira
zipaquira zipaquira
zipaquira zipaquira
Martha Lucía

La puce à l'oreille de Georges Feydeau

Un autre jeu de société cette année 2011-2012 : le théâtre lu, pour parfaire la prononciation, la compréhension et bien sûr s'amuser.

Nous commençons par :La Puce à L'Oreille de Georges Feydeau

Raymonde Chandebise soupçonne son mari Victor-Emmanuel de la tromper. Sa meilleure amie lui conseille d'en avoir le coeur net et d'user d'un stratagème. Toutes deux lui adressent une fausse lettre, écrite par une belle inconnue lui donnant rendez-vous au "Minet Galant" ! Mais elles ignorent complètement que le garçon d'étage de cet hôtel, un benêt, est le sosie du pauvre Victor-Emmanuel !

La lecture est un jeu de société

L'été est encore bien présent à Zaragoza mais nous préparons les futures réunions de conversation de français.

Depuis quelques temps déjà nous avons fait nôtre cette proposition de Christian Jacomino : "la lecture est un jeu de (bonne) société" en utilisant ses "moulins à paroles" pour nous amuser en maniant la langue française.

Mais voici quelques arguments de plus pour poursuivre dans cette voie:

"Beaucoup soulignent que le livre est d’abord un dispositif à usage individuel. Et ceux qui défendent ce point de vue attendent du numérique qu’il favorise en priorité l’autonomie du lecteur. Or, il est bon de garder à l'esprit que le livre a toujours été aussi--et peut-être surtout, du point de vue historique--un dispositif à usage collectif. Que l’on songe aux livres religieux. À la Bible. Au Talmud, au Coran.

Depuis 68, les adultes sont toujours impatients de rendre les enfants autonomes. D’en faire des lecteurs autonomes. Mais l’expérience montre que ce n’est pas là le désir des enfants eux-mêmes, ni leur besoin. Quant à eux, ce ne sont pas livres qui les intéressent d’abord, mais les échanges qu’ils peuvent avoir à l’intérieur d’un groupe, fût-il réduit à un duo. Et la tâche des adultes consiste à leur montrer que les livres sont de merveilleux supports d’échanges. Les plus merveilleux sans doute. Même et surtout quand les autres--auteurs, lecteurs--ne sont plus là, à portée de notre voix et de nos mains. Montaigne pouvait se retirer dans sa librairie. C’était pour mieux dialoguer avec les meilleurs esprits de tous les temps." (Christian Jacomino)

Mademoiselle - Karpatt (musique pour l'été)

Grâce à Jean-Charles Blondeau, un de mes compagnons de Twitter, je vous livre cette chanson et ses explications, pour accompagner votre été.
Je vous recommande le blog dans lequel se trouve d'autres trésors de la chanson française disséqués pour les comprendre mieux.

Le texte
1   Mademoiselle
 2   Si je vous interpelle
 3   C’est que je me rappelle
 4   Plus de vot’ prénom
 5   Mademoiselle
 6   Armelle, Isabelle
 7   Michelle ou Annabelle
 8   Quel est vot’ prénom ?
 
 9   Vous serviez dans ce restaurant
10   En porte-jarretelles, chemisier blanc
11   Du côté de Saint-Germain
12   Il y avait là un chef de rang
13   Un poisson rouge ragoûtant
14   Je m’en rappelle bien mais
 
15   Mademoiselle
16   Si je vous interpelle
17   C’est que je me rappelle
18   Plus de vot’ prénom
19   Mademoiselle
20   Armelle, Isabelle
21   Michelle ou Annabelle
22   Quel est vot’ prénom ?
 
23   Je venais dans ce restaurant
24   Tous les midis en espérant
25   Que vous me remarquiez
26   Mais ce satané chef de rang
27   Qu’était jaloux comme un aimant
28   Toujours à vos côtés 
...

La video

L'explication

interpeller quelqu’un : adresser la parole à quelqu’un d’une manière brusque

3-4 se rappeler quelque chose : se souvenir de quelque chose. 
En français soutenu, utiliser la préposition « de » après « se rappeler » est considéré comme unefaute. Dans ce début de chanson, le chanteur multiplie volontairement les marques de langage familier : confusion des verbes « se rappeler » et « se souvenir », absence du « ne » de la négation et prononciation relâchée du mot « votre » qui devient « vot’ ». En bon français, le chanteur devrait donc chanter : « je ne me rappelle plus votre prénom ». Mais cela semblerait peu naturel dans une chanson aussi gaie.

servir : (intransitif) être serveur, serveuse dans un restaurant

10 porte-jarretelles : je crains que la définition de ce mot ne soit pas très claire (Ceinture étroite à laquelle sont attachées les jarretelles) c’est pourquoi je préfère en donner une illustration

11 Du côté de : dans le quartier de (Saint-Germain des Prés)

12 chef de rang : responsable du service d’un ensemble de tables dans un restaurant

13 ragoûtant : qui met en appétit, qui est agréable. En français d’aujourd’hui, ce mot est généralement précédé de « peu » et correspond à désagréable, dégoûtant. Son utilisation positive est humoristique.

26 satané : cet adjectif qui signifie originellement « satanique », « démoniaque » s’utilise en langage familier pour exprimer son irritation, sa colère.

27 Qu’était : prononciation familière de « qui était »

Poêmes pour Martha-Lucia, 20 ans loin de sa terre

Pour toi mon amour de Jacques Prévert

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour
Et je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
Mon amour
 

Le Vin des amants de Charles Baudelaire

Aujourd'hui l'espace est splendide!
Sans mors, sans éperons, sans bride,
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin!

Comme deux anges que torture
Une implacable calenture
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain!

Mollement balancés sur l'aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,

Ma soeur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves!

« Chanson d’automne » est extrait des Poèmes saturniens publiés par Verlaine en 1866.

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

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Les fenêtres de Charles Beaudelaire

  Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée.  Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle.  Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre.  Dans ce trou noir ou lumineux vit la vit, rêve la vie, souffre la vie.

    Par delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais.  Avec son visage, avec son vêtement, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.

    Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.

    Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.

    Peut-être me direz-vous: «Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?»  Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que suis?


Merci à Cecilia, Ana, Pili et Ghislaine.

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